ASCENDIEU- LIVRE I- Chapitre 5

CHAPITRE V :Les dragibus du démon du chaos de l’infini de la mort du respect qui tue de manière vachement mortelle quand même

 

Je vais vous raconter une histoire, à présent. Oui non je vous entends déjà “nyanyanya il nous racontait déjà une histoire nyanyanya…” Alors de un je fais ce que je veux, oui je vous vois patron pardon je fais ce que vous voulez (c’est malsain mais voilà), et de deux tout ceci est scripté ET JE NE PEUX PAS VOUS ENTENDRE MOUAHAHAHA. Par contre je vous vois vous curer le nez, veuillez vous arrêter s’il vous plaît c’est désagréable. Et dégoûtant.

C’est l’histoire d’un homme. Un homme fort, courageux, un homme bafoué par la vie et qui a cru sa fin venir lorsque son pire employé s’était mis dans la tête de se battre contre des Ascenseurs. Oui, lui. Le bureaucrate random du chapitre trois. Même les bureaucrates ont leurs histoires. Non ce ‘est pa que nous commençons à manquer de personnages principaux, vous nous connaissez voyons… on avait tout prévu depuis le début héhéhé… non…

Cet homme avait sans doute un nom. Probablement. GERMAIIIINE ? UN NOM POUR LE MONSIEUR DU QUINZIÈME ? LE PETIT LÀ. QUOI ON A DÉJÀ FAIT LA BLAGUE DU NOM DU PERSO PRINCIPAL ? LES GENS CROIENT VRAIMENT QUE C’EST DE L’HUMOUR, ILS SAVENT PAS QUE… non mais faut pas croire c’est grave dur de trouver un nom. Un vrai fléau moderne. Justement on va dire que le gars avait pour nom de code Fléau. Et qu’il n’avait pas de vrai nom car c’était un…. ninja… policier… de l’espace… communiste. Voilà.

Fléau, comme tout bon ninja policier de l’espace communiste le sait, était fort occupé par la collectivisation des shurikens lazers, ainsi accessoirement que par la crise ascensorale. C’est pourquoi il avait choisi pour lieu de résidence le seul endroit au monde contenant ces deux éléments : l’Immeuble d’Ascendieu.

Fléau était un ninja policier de l’espace communiste très particulier. Là où ses collègues tout à fait incompétents se chargeaient, sous couvert de bien connaître leur boulot, des cas les plus difficiles, comme les meurtres en série galactiques, la protection de protagonistes de film d’horreur (opération que tout un chacun sait très efficace (notez l’ironie)) et la conjugaison des verbes au plus que parfait en latin, notre très cher Fléau avait décidé de s’occuper d’un cas étrange qui avait eut lieu un étage au dessus de son appartement : un meurtre qu’on lui avait décrit comme d’une horreur sans nom. HEY C’EST PAS TRÈS GENTIL C’EST PAS LA FAUTE DE LA VICTIME SI ELLE ÉTAIT MOCHE ! LA POLITESSE NOM D’ASCENDIEU !!

Il passa donc sous le ruban jaune, le visage illuminé par les sirènes des voitures de police qui étaient montées on ne sait comment au 16è étage, montrant son badge au policier de garde, et se posta pour étudier le corps de la victime.

Le corps était… en PLS. Il s’en doutait. Il avait déjà vu cela. Plusieurs cas, déjà. Le genre de vue qui faisait murmurer à tout bon flic des paroles dignes d’une série américaine. En l’occurrence :“Une sale affaire, Johnson, un sale boulot aussi…

–  Ces meurtres sont un véritable fléau… lui dit le sous officier d’un air dramatique.

– OUI? demanda Fléau, pensant qu’on l’interpellait.

–  Vous êtes pas drôle chef.

–  On fait c’qu’on peut Johnson…”

Johnson, qui s’appelait en fait Bénédicte et travaillait dans une usine à jouets avant, (Mais bon, on manque aussi de figurants. Ne nous jugez pas.), haussa les épaules et porta son attention à Pontidiscaffol.

Le médecin de l’immeuble, qui était également médecin légiste, jouait aux échecs, parlait au téléphone à sa mère qui était partie avec son amant de vingt ans au Brésil, cuisinait des boulettes pour son repas du soir, et étudiait le corps. Il leva enfin la tête, et dit d’un air dramatique:

–  Il est bel et bien mort de… PLS

*musique de New York Police Judiciaire*

La foule des spectateurs choquée poussa un cri, et le mec musclé du fond qui faisait du patinage artistique en tutu loupa son salto, de surprise, ce qui fit pousser un autre cri outré à la foule. Au loin, on entendait des travaux et les sifflotements de Ned, et plus près les grincements des dents de Pontidiscaffol face au tintamarre de son ennemi juré.

–  Ouais mais on savait déjà ça, dit Fléau en haussant les sourcils

*musique de New York Police Judiciaire quand même*

A l’arrière plan, des rhinocéros s’accouplaient sur un air délicat de DUBSTEP.

–  C’est étrange, ajoutait cependant sombrement le docteur alors que ses corbeaux se cachaient les yeux des ailes face à ce spectacle outrancier. Je… Je crois reconnaître cette méthode d’assassinat.

–  Dites-m’en plus, Johnson, vous m’intéressez

(Le docteur Pontidiscaffol avait pour prénom Marek, mais pour une cause évidente de traumatisme post-nonnommage, Fléau était incapable de retenir les noms d’autrui, et les appelait donc tous Johnson, plus précisément camarade Johnson, sa marque de céréales favorite.)

–  Eh bien je… je crois qu’on a affaire à… à…

Un tel nombre de points de suspension dans une seule phrase inquiéta grandement la foule, les rhinocéros, le patineur, G ZU qui suivait la scène avec attention et la notait sur un de ses papiers, et les corbeaux, qui ragequitèrent de concert comme ils savaient si bien le faire. Pontidiscaffol finit par se retrouver dans ses marmonnements :

–  Le tueur du PLS.

*cris surpris des spectateurs restants* *c’est-à-dire l’équivalent d’une classe de Gouniafié aux mauvais jours*

–  Non ! Comment est-ce possible ???, s’écria Bénédicte

–  Bah.. heu.. vous connaissez beaucoup de malades qui arrivent à tuer en mettant les gens en PLS? (on entendait les majuscules dans sa voix).

–  Euh.

– Précisément. D’accord, vos pouvoirs de déduction volent plus bas qu’un derrière de cochon…

–  Monsieur, stop, vous vous transformez en personnage Disney, c’est de très mauvais goût.

Lorsque leur attention revint au docteur (et un peu au cadavre aussi, pardonnez-les, le docteur était très bien fait de sa personne), ils furent choqués de voir un ninja habillé tout de noir en train de le mettre en PLS. Immédiatement, l’inspecteur Fléau poussa son sous-lieutenant (qui se prit un mur) et sortit son arme, mais le temps qu’il vise, il était trop tard, et le ninja s’était enfui. Pontidiscaffol gémissait, au sol. Il était dans un état très avancé de PLS. Quelques secondes de plus, et c’était fini. L’inspecteur appela les urgences avec calme, puis repartit dans son appartement, suivi de son sous-lieutenant qui avait le nez cassé. Les murs de son appartement étaient bardés de fils rouges, piqués sur des articles, des schémas et des photos représentant sa maman, kim-jong-un, un chien, une plante verte, un chaton unijambiste, un paquet de haribos, un sachet de drogue, des images pornographiques…détériorées, un présentateur météo, une image de Lénine chevauchant fièrement une licorne, Mr Gouniafié, Hector, une mamie et enfin une bombe nucléaire à l’effigie d’Hello Kitty.

–  Les temps sont bien plus troublés qu’on l’escomptait, Johnson…

–  Z’est zûr

–  Hmmm…mm…mmmmmmmmmmm… un ninja, la PLS.. Et maintenant Pontidiscaffol. Qu’est-ce qui se trame dans cet Immeuble… (ici aussi, on sentait la majuscule)

–  Je dirais le drain drain guodidien… On debrait pas inderroger le dog ?

–  Le dogue ?

–  Le doGUEUH. Bardon, z’est bon dez… oh berde.

–  Johnson, qu’est-ce c’est que quoi. (on sentait la détermination de cette phrase, mais après des semaines de débat parmi le staff, nous en sommes venus à la conclusion que nous ne savons pas du tout ce qu’elle signifie)

Le gardien de l’immeuble, sur le pas de la porte pour une raison inconnue (sans doute avait-il senti le potentiel de réflexion de cet endroit), les regarda d’un air profond, un demi sourire au visage, et murmura: “mais qu’est-ce que le qu’est-ce que quoi?”, et sur ce le sous-lieutenant s’évanouit.

Quoi Germaine ? Oui, c’est de la fumée qui sort des oreilles du Monsieur, mais ne m’interrompt pas s’il te plaît. Psst, en passant, pendant que le boss est pas là, y a une réunion de comité ce soir, on fera des BOULETTES HAHA PATRON JE ON VOUS AVAIT PAS VU…

hum hum

Du coup Bénédicte ne dit jamais sa phrase, mais Fléau finit par avoir une idée géniale : et s’il allait interroger le doc, qui semblait en savoir plus qu’il ne voulait bien le montrer ? Ah, qu’est-ce qu’il était brillant. Ouais il s’était presque fait PLSer le gars mais bon il allait bien collaborer. Sinon panpan cucul. Avec un colt.

Il retrouva Pontidiscaffol sur son lit d’hôpital, dans un plan digne des plus gros dramas (spécialité de la maison). Le docteur n’était pas complètement remis de sa PLS, si bien que son corps était encore à moitié figé dans une posture en angle droit semi rigide.

Le docteur le regarda arriver avec, vous savez, ce regard que vous lancent les chiots à la SPA.

Ce regard frappa l’inspecteur. De toutes les galaxies collectivisées qu’il avait visitées, il n’en avait jamais vu de pareil.  “Cet homme est bae, un peu.” se dit-il à brûle pourpoint (cette expression n’a jamais été aussi juste, vu que sa température corporelle avait drastiquement augmenté, provoquant des flammèches sur les franges de sa chemise.)

Il faut dire que l’effet était partagé, car l’inspecteur dégageait un certaine forme d’assurance, qui n’était pas pour déplaire à notre pauvre docteur, qui n’avait pour le moment rien d’autre à faire que de le contempler. Et essayer de respirer correctement aussi, autant à cause de la PLS que du charme à couper le souffle du policier. Ah, le prestige de l’uniforme…

Les gars d’Ascendieu se faisaient vachement d’effet les uns aux autres. Il faut dire que l’Ascendieu lui-même faisait flotter dans tout l’immeuble une aura de perfection qui rendait beaucoup de choses irrésistibles.

Bref, Pontidiscaffol et Fléau se fixaient avec des yeux de merlan frit dignes des plus grandes comédies romantiques. Celles où on se demande si à la fin cet idiot de Joshué remarquera enfin les efforts de Priscillia pour lui plaire.

–  Hum hum , fit le sous-lieutenant qui avait repris connaissance, était arrivé en catimini et n’avait rien remarqué comme tout bon sous-lieutenant de ce qui se jouait sous ses yeux, docteur, nous avons quelques questions à vous poser..

–  Vous avez des informations sur l’homme qui vous a fait ça, doc ? demanda Fléau d’une voix suave.

– Rien, il était… tout noir…

–  C’est raciste ! s’exclama le sous-lieutenant d’une voix blanche.

–  Mais non… il portait une combinaison noire…

–  Ho pardon, veuillez continuer.

–  Il a fait tomber ça…

Le doc ouvrit le poing , et découvrit sur fond de musique de coffre dans zelda, un…

Dragibus?

 

Pardon patron, mais c’est vraiment un dragibus que je vois là ? On avait rien de plus épique ? non ? comment ça je serais viré si…? oh… bien.

Un dragibus, donc. Mais un dragibus DRAMATIQUE. Avec un zoom caméra du plus bel effet. Et attention : un dragibus ROSE.

Le regard de Fléau se dilata. Maintenant, un dragibus. Il se détourna, sa main se porta machinalement au flingue, à sa ceinture. Il devait précipiter l’enquête. Il n’en aurait eu que faire dans d’autres circonstances… Mais il s’agissait du docteur. Rien ne lui permettait de négliger une enquête qui le mettrait en danger.

–  Inspecteur, non… !

Marek lui attrapa le bras.

– Vous ne pouvez pas vous mettre ainsi en péril pour moi !

Fléau voulait répondre, d’une voix grave et virile, quand un caillou lui percuta la tempe. Enrobé, comme vous vous le doutez, d’un papier. Collé avec des larmes.

 

Vou zaitt trau kioutes vou mavé fé pleuray bros

-G zu

 

FIN

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