La Route

Imaginez vous la scène: je nourrissais mes zombies domestiques avec de moelleuses jambes de nourrissons, quand tout à coup je me prends un livre sur la tête. Fort énervée de cet incident qui venait perturber ma routine matinale, je pris le fieffe bouquin avec pour intention de le maudire pour l’éternité, quand, voyant sur la couverture un ciel gris de cendre et des gens mal nourris, je me dit que ce pût être un don de Ciel, où quelqu’un de particulièrement bourré se serait pris d’affection pour ma cause.

Je me mit donc à lire ce classique du post-apo, qui me conforta dans mon idée que décidément les humains c’est tout pourris comme truc. Le livre est de cette atroce poésie mélancolique qui vous plonge dans la mélasse de l’âme humaine (pour ceux qui en ont une). Il raconte donc l’histoire de la déchéance d’un père qui tente de faire survivre son fils tout en restant « humain » dans un monde où tout à brûlé (on ne nous donne pas d’indications sur le phénomène ais je penche personnellement pour une attaques de chatons, car tout le monde sait bien que les chatons veulent nôtre mort).

Ce livre, c’est le genre de livre où on sait dès le départ que ça va pas se finir bien, et où au final on se dit, ça va, ça pourrait être pire.

Évidemment, je le regrette, et Lucius glousse son approbation.

Note: 18/20