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Ascendieu- LIVRE I- Chapitre 6

ASCENDIEU, CHAPITRE VI :

Trafic illicite et fantastique de produits merveilleux, drama et choux de bruxelles

 

L’inspecteur sorti de l’hôpital arborant un air troublé. Il monta dans ce qui ressemblait de manière générale à une voiture, mais qui aurait tout aussi bien pu être un amas de métaux hétéroclites, et, laissant par distraction son acolyte sur le trottoir, parti en direction du laboratoire pour faire analyser ce fameux dragibus rose, qu’il avait enveloppé dans un mouchoir de soi sur lequel était brodé les initiales du docteur.

Malheureusement, les scientifiques de la police ne réussirent pas à analyser la substance du mystérieux dragibus, décrétant que vu sa couleur rose, il devait provenir de quelque pet de licorne.

Désespéré, l’inspecteur s’assit sur les marches de manière mélancolique et pris un air tellement sombre, que la scène passa en noir et blanc et qu’on entendit un petit air de violon triste se jouer au loin. Il vit alors passer une personne. Il se redressa, voulut parler, mais aucun son ne sortit de sa bouche vu que la scène était toujours en noir et blanc. À la place, ce qu’il dit s’afficha en une sublime ligne de police Georgia :

 

Eh vous là vous traversez en dehors des clous !

 

Soudain, son acolyte surgit de nulle part, courut d’un air paniqué dans sa direction, poussa la petite mémé à qui s’était adressé la ligne de police Georgia, qui se fit percuter par un camion qui passait par là dans l’indifférence générale, on a pas idée de faire sortir les vieux pendant les saisons des amours des camions aussi, et, une fois arrivé près de lui, lui dit, entre deux halètements :

– Le magicien…. de l’Immeuble… il saura peut-être.

 

L’inspecteur fit mine de ne pas l’écouter, puis se leva soudain avec fougue, sur fond de coucher de soleil et de musique épique

   

*les membres de l’orchestre, qui se sentent surexploités, soupirent de concert*

*le staff applaudit ce jeu de mot de toute beauté*

*le patron agite des feuilles de licenciement aussi la musique reprend-elle*

 

et s’écria:

– Mais c’est bien sûr ! Nous devons aller voir le magicien, Johnson !

 

Et sur ces paroles d’une grande sagesse, il reprit sa voiture et laissa une nouvelle fois Johnson sur le carreau. Ce dernier fronça les sourcils et partit de son côté, ayant en tête des desseins d’importance… (On le retrouvera une demi-heure plus tard faire se combattre deux Playmobils aux effigies de gens de l’Immeuble avec un air boudeur)

 

Sur ces entrefaites, la caméra amorce un plan de malade sur la route, avec musique cool, lunettes de soleil toussa, tandis que la voiture de police de Fléau longe la mer, ses sirènes hurlant et assourdissant les mouettes.

   

*L’association de défense et de protection des mouettes s’insurge contre ces mauvais traitements*

 

Un petit porte-clés à l’effigie du docteur Pontidiscaffol dont on ne veut pas connaître l’origine s’agite sous le rétroviseur.

 

Il arrive finalement devant l’immeuble, sortit de la voiture au ralentit, remit une deuxième paire de lunettes sur ses lunettes tel un flic à Miami, et se dirigea tout droit ver la petite cour arrière où l’on pouvait voir un homme à quatre pattes, farfouillant avec… sa tête… dans la caillasse.

– Marcoius, je présume ? Inspecteur Fléau, de la police nationale. J’ai quelques questions à vous poser.

– BAWFRS POAJ ! (il avala sa bouchée de graviers) Vous marchez sur ma fluorite là.

– Oh pardon.

– Non, l’autre pied.

– Désolé.

– C’est rien, mais bon je les mâche ces trucs-là après, vous pourriez faire attention. Non mais vous vous rendez compte ? J’ai déjà voulu faire signer une pétition pour qu’on arrête de piétiner ma bouff… mon centre de recherches, mais personne ne l’a signé. Scandaleux, n’est-ce pas ?

– Mhmm oui effectivement. Dites-moi, j’aurais des question à vous poser à propos de… ceci, dit l’inspecteur en sortant le dragibus de son mouchoir d’un air dramatique, j’ai pensé que vous sauriez d’où il peut provenir.

 

Marcoius se jeta sur le “bonbon”, émerveillé par cette énième opportunité de faire  reconnaître ses talents. Il l’observa quelques secondes, yeux plissés, en marmonnant “Eh bien eh bien… un dragibus de couleur quartz rose… parfumé à la fraise. OH MON ASCENDIEU !…”

Soudain son visage avait pâli, il recula d’un air paniqué, se prit les pieds dans sa robe et tomba dans les graviers.

– Je… je ne peux pas vous aider, Monsieur, dit il en se relevant avec difficulté, je ne peu pas…

– Attendez…

 

Le magicien n’attendit pas et partit en courant vers l’immeuble, se jeta dans l’Ascendieu, bousculant ainsi le démon qui y fumait tranquillement un joint sur fond de musique méconnue à juste titre. Il appuya sur tout les boutons, et se rendit compte de son erreur, que bien trop tard : sous les coups répétés d’accords surentendus, sortis tout les étés par les mêmes groupes que personne n’aimait suivis des deux mots constituants à eux seuls l’ensemble des paroles, tels en fin de compte la meilleur playlist de l’été 2002, ses oreilles se mirent à saigner. Il y porta la main avec une grimace, et ne vit ainsi pas Fléau s’approcher, vivement mais silencieusement, de l’Ascendieu. Cependant, ce dernier ne se fit pas prier, et ses portes volumineuses claquèrent au nez du policier. Lequel des deux était le plus infortuné, difficile à dire. En tout cas, Marcoius était dans le pétrin, pour ne pas changer, et Fléau était coincé. Son regard se posa tout naturellement sur la porte des escaliers. Notre cher inspecteur n’avait connu que son bureau et son monte-charge. Il ne soupçonnait pas la vraie nature des escaliers. Mais à ce moment-là, Pontidiscafoll entra dans le hall de l’immeuble en boitant et lui cria de s’arrêter.

Le hall était particulièrement vaste, à tel point que les grooms invitaient parfois leurs cousins à venir y camper les soirs d’étés un peu trop chauds. Les murs d’un marbre blanc pâle, que les ans avaient épargné pour une raison inconnue, scintillaient sous le soleil de mars (ouais on est en mars (le vingt, pour être précis (il est 19h26, l’échéance APB est passée il y a une heure, les bacheliers pleurent, dehors c’est le printemps, les animaux les fleurs, dans les bois de Clamart on entend les clameurs des enfants qui se marient, etc), tandis que nos deux nouveaux protagonistes se contemplaient de part et d’autre de la salle.

Fléau se précipita pour rattraper le doc, qui avait utilisé toutes ses forces pour arriver dans le hall et s’effondrait. Il y arriva, juste à temps, le souleva et alla le déposer sur l’une des banquettes en cuir (le cuir, toujours le cuir) installées par le cousin au troisième degré du groom qui servait le café au 12è étage, et se mit à genoux à ses côtés. Tout en lui prenant les mains pour vérifier qu’il n’avait pas de fièvre, il observa le visage de son nouvel ami qui reprenait peu à peu confiance. Il était mince, d’un teint si pâle qu’il aurait fait la jalousie d’un cul de laitier, avec d’adorables yeux noirs en amande, cachés derrière ses petites lunettes rondes et les rides que lui apportait sa trentaine bien avancée. Ses cheveux mi-longs striés de fils argent s’étalaient sur les coussins avec plus d volupté qu’une courtisane de Louis XIV. Les mains du docteur étaient fines, et douce grâce à la non-utilisation de ses scalpels, faute de patient.

Le doc rouvrit les yeux, et Fléau se rendit compte que son visage était un peu trop près du sien, aussi il recula brutalement, se retourna pour cacher sa rougeur et toussota.

 

– Kessispace ? marmonna Pontidiscaffol, sonné.

– Vous vous êtes êtes évanoui, doc, dit Fléau d’une voix grave, ayant repris contenance.

– Et… vous m’avez sauvé ?

 

Il ne manquait que le “senpai” à sa phrase. Avant que Fléau n’ait pu répondre au doc, qui avait pourtant tout l’espoir du monde dans les yeux, deux hommes s’approchèrent d’eux. Leurs qualification d’”hommes” ne leur est par ailleurs donnée que par facilité, étant donné, qu’ils rassemblaient à peu près les proportions et les formes demandées, mais rien d’autre n’indiquait la présence d’une intelligence, ou même d’une âme.

 

– L’patron l’a entendu dire qu’tu fait des r’cherches alors y veut t’voir, dit l’un d’une voix qu’on pourrait facilement apparenter à celle de la dame de google traduction.

– Oui tu dois viendre avec nous, dit l’autre d’un ton tout aussi expressif.

– Venir.

– Pardon ?

– On dit “Venir”, pas “viendre”. “Viendre”, ça n’existe pas, je suppose d’ailleurs que c’est encore une de ces inventions du démon du wsh. Par ailleurs, je suis policier, je vous conseille donc de ne pas prendre ce ton là avec moi.

 

*Le staff tient à préciser qu’il n’est aucunement raciste envers la voix de google traduction, ni les wsh*

 

– Ouais bah hein hé.

 

Marek, qui crut que cet… énergumène… avait appelé Fléau bae, lui jeta un regard plus glacial qu’un… un congélateur. Froid.  Très beaucoup. A tel point qu’on entendit l’Ascendieu grincer.

Ouais le doc était très jaloux.  C’était pas un problème d’habitude,  vu que les seuls objets de sa possessivité étaient ses corbeaux.  Mais en l’occurrence c’était kk.

 

– Kestu mate toi ? demanda le premier google, qui avait remarqué le regard du doc (exercice assez aisé, puisque de ses seuls globes oculaires il avait fait baisser la température du hall d’une vingtaine de degrés).

– Laissez-le, ordonna Fléau d’une voix tendue. C’est à moi que vous en voulez, non ?

 

L’illettré eut un sourire mauvais.

 

– Maintenant suis-nous ou on va se nerver.

– S’énerv… oh et puis merde. Docteur, prenez soin de vous, lança-t-il par-dessus son épaule, comme à regret, je demanderai à un groom de vous raccompagner à votre appart…

 

 

En se retournant, il fut surpris de voir que le docteur avait sorti sa flûte (on sait à quoi vous pensez mais non hein (bande de sales)). Le regard de Pontidiscaffol était deter. En fait l’homme tout entier était déter, mais au vu de ses capacités, cela ne présageait littéralement rien pour la suite. Il colla ses lèvres contre le trou (BANDE DE DÉGUEULASSES JE VOUS VOIS RIRE JE VOUS ASSURE QUE SI VOUS CONTINUEZ, C’EST LE BONNET D’ÂNE ET AU COIN) et entama, sous l’air ébahi des deux lascars et le regard séduit de Fléau, “La lettre à Elise”. Le morceau même qui lui avait valu son bac mention flûte. Que voulez-vous, on avait déjà des profs aussi compétents que Gouniafié à l’époque. Seulement voilà: le temps du lycée était déjà bien loin et l’ex-femme de Pontidiscaffol avait épuisé ses muscles vocaux et respiratoires à force de disputes en tout genre, aussi, après quelques notes à peu près juste, sa flûte sortit un son, tel que l’un des illettrés se dit que la dernière fois qu’il avait entendu un tel bruit, cela venait d’un animal, et que lorsqu’on l’avait retourné il était mort.

 

Mais non Germaine, on a pas vraiment tuer un animal pour l’histoire ! Quoi patron ? non non tout va bien. Germaine, vite, il est retourné, venez à la réunion de comité ce soir, c’est important. Ha, et, amenez des piolets. Vous comprendrez, Germaine…

 

Tout cela étant, les corbeaux, forts déçus de la prestation de leur maître (enfin, “maître”… du gars qui les appelait avec une flûte et changeait leurs cages de temps en temps), ne daignèrent pointer le bout de leur bec. Le doc aborda une magnifique poker face puis poussa un cri et jeta sa flûte au visage d’un des google, mû sans doute par un profond sentiment de dépit.

Saisissant cette occasion, Fléau lui fit un signe de tête et ils s’enfuirent tout deux par l’Ascendieu qui venait de redescendre après sans doute d’innombrables aventures à l’étage, faisant un bon pour éviter le corps inanimé de Marcoius, toujours évanoui. Le hippie à la mauvaise musique s’étonna du nombre de gens décidés à venir faire la fête avec lui, et augmenta le volume, tant et si bien que l’Ascendieu s’énerva et fit péter les mégaphones.

La caméra observait toujours le bouton, qui malgré le chahut ne perdait pas sa couleur rouge pimpante. Il était si rond, si métallique ! Bon en fait ils étaient tous ronds et métalliques mais lui était différent. Il était rond comme aucun autre. Ses copines vidéosurveillance passaient leur temps à lui dire qu’elle ne le connaissait pas, mais elle avait enregistré beaucoup de livres, et les péripéties des habitants de l’Immeuble ne l’avaient pas désenchanté : ce bouton ferait son bonheur.

Le peu de place dans Ascendieu (sauf le respect de notre cher divin, mais on peut dire de toute manière que ce qui est rare est précieux) donna tout le loisir à Fléau et Pondiscaffol de faire plus ample connaissance. Chose que nous ne vous raconterons pas, pour la simple et bonne raison que nous avons cette semaine dépassé les heures de travail OUI MONSIEUR LE PATRON JE M’INSURGE !!! ET VOTRE CEINTURE N’Y CHANGERA RIEN, QUEL QUE SOIT LE NOMBRE DE TROUS QUE VOUS Y AVEZ FAIT. ON NE METTRA MÊME PAS LE MESSAGE DE G-ZU, NAN ON VOUS LE DIT C’EST LA GUERRE!

 

ALLEZ-Y SAMANTHA, IL NE MÉRITE RIEN D’AUTRE !

AAAAARGH

biiiiiiiiiiiip

    biiiiip

    biiiiiiiiiiiiiiip

*nous avons perdu la liaison avec l’Entreprise.*

*du coup c’est la fin du chapitre on suppose*
fin