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Interstellar_ Christopher Nolan

Je suis allée voir ce film en m’attendant à un Blockbuster surfant sur la vague de Gravity (je n’avais pas vu la bande annonce). Et là, je me suis pris une grosse claque dans la tête, puis sa petite sœur.

Pour faire un speech sans spoiler, on pourrait dire que ce film parle d’un père qui doit partir dans l’espace pour trouver une autre planète habitable pour l’humanité, coincée sur une planète mourante, condamnée à la famine et a l’asphyxie, le tout en devant gérer les paradoxes temporels et la relativité du temps dans l’espace! Mais l’axe principal de ce film est la relation père/ fille, sans lequel rien n’aurait de sens…

Un grand film de science-fiction, avec un scenario et des images de qualité, ce qui est si rare! Certes, il ne renouvèle pas le genre, ni dans le contenu, ni dans le traitement, mais il le souligne magnifiquement bien, en y ajoutant les préoccupations actuelles, les modes de pensée moderne et même une petite touche d’espoir… et la qualité des images qui vont avec. Bien entendu, certains pourront râler sur la surreprésentation de la CGI (les effets spéciaux faits par ordinateur), mais ici elle se fond dans le scénario et amène une véritable ambiance, une impression d’écrasement et de danger permanent et en même temps une sensation de vide dû à l’espace.

Ce qui m’a le plus impressionnée, cette bande son magnifique, qui non seulement met en valeur les scènes, les actions, mais en plus rappelle l’enjeu même du film avec le son incessant de l’horloge, qui se fait de plus en plus fort au fur et à mesure de l’intrigue.

Le seul bémol qu’on pourrait lui donner, c’est la fin qui traîne un peu en longueur, mais cela n’est que l’occasion de nous arracher quelques larmes de plus!
En somme, un film excellent, compliqué mais dans le bon sens du terme, construit, beau visuellement et musicalement, poétique et intelligent: allez le voir en vitesse !


Note: 18/20

La Route

Imaginez vous la scène: je nourrissais mes zombies domestiques avec de moelleuses jambes de nourrissons, quand tout à coup je me prends un livre sur la tête. Fort énervée de cet incident qui venait perturber ma routine matinale, je pris le fieffe bouquin avec pour intention de le maudire pour l’éternité, quand, voyant sur la couverture un ciel gris de cendre et des gens mal nourris, je me dit que ce pût être un don de Ciel, où quelqu’un de particulièrement bourré se serait pris d’affection pour ma cause.

Je me mit donc à lire ce classique du post-apo, qui me conforta dans mon idée que décidément les humains c’est tout pourris comme truc. Le livre est de cette atroce poésie mélancolique qui vous plonge dans la mélasse de l’âme humaine (pour ceux qui en ont une). Il raconte donc l’histoire de la déchéance d’un père qui tente de faire survivre son fils tout en restant « humain » dans un monde où tout à brûlé (on ne nous donne pas d’indications sur le phénomène ais je penche personnellement pour une attaques de chatons, car tout le monde sait bien que les chatons veulent nôtre mort).

Ce livre, c’est le genre de livre où on sait dès le départ que ça va pas se finir bien, et où au final on se dit, ça va, ça pourrait être pire.

Évidemment, je le regrette, et Lucius glousse son approbation.

Note: 18/20