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Démonis, Chapitre 2

Chapitre II: Des difficultés de la possession

Oui maman, je ferais la vaisselle, mais il faut que je travaille là, nan mais ho dis donc.

Hum hum.

Je vous disais donc: avant que notre très chère amie ne fasse une entrée… remarquée dans la salle de classe, il s’est passé bien des choses. Le démon dont nous parlons ici et l’un des descendants de Lucifer lui-même, et probablement l’un des plus mauvais démons qui aient jamais été créés. Le diable lui même n’avait jamais rien vu d’aussi désastreux, et le pire, c’est que le pauvre démon ne s’en rendait pas même compte. Il n’était pas particulièrement bête, ni mal-formé (selon les critères de son espèce, attention si vous lui ressemblez faites nous le plaisir de consulter un médecin), mais il y avait quelque chose qui n’allait pas chez lui, et personne n’avait su mettre le doigt, la patte ou l’appendice dessus. Beaucoup supposaient que le fameux accident qui avait eut lieu pendant son enfance (c’est à dire le moment ou le bébé démon était malencontreusement tomber dans le gouffre des enfers, et après avoir traversé dans lacs de laves avait fini dans un bénitier) en était la cause, mais personne n’en avait la preuve, ni même celle qui aurait pour prouver l’accident en lui même.

Les habitants de l’enfer n’en pouvaient plus de lui, et les pauvres âmes damnées ne cessaient de déposer recours et pétitions pour le faire expulser: elle étaient déjà condamnées à une souffrance éternelle, personne n’avait le droit de leur rajouter une épreuve aussi terrible que de supporter ce démon là. Il y a des choses qui ne se font pas, tout de même. Certaines, de désespoir, se suicidèrent avec tellement de bonne volonté qu’on leur accorda de rester mortes le temps que l’affaire soit réglée. On le renvoya donc à coup de pied, sabot, fourche ou autre objets contondant passant sous la main des pauvres créatures qui avaient du supporter sa présence, et on l’envoya sur Terre, en espérant que le humains trouveraient une solution ou au moins limiteraient les dégâts; ou le tueraient, ou l’enfermeraient quelque part.

Seulement les différentes forces divines et démoniaques qui s’étaient entendues là dessus avaient oublié une chose importante: les humains faisaient toujours n’importe quoi, et particulièrement le contraire de se qu’on leur demandait. C’était chez eux une discipline olympique et le résultat d’un sens de l’honneur aigu, transmis de générations et générations depuis qu’Adam à fit un doigt d’honneur au bon Dieu pour une tartelette à la pomme. Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des tartelettes à la pomme.

Ainsi, après un premier mouvement de panique, les humains n’avaient pas du tout cherché de solution à la présence nouvelle du mal incarné sur leur territoire. Après avoir fait brûler quelques uns des leurs pour des raisons que personne, même moi, même eux, ne saurait expliquer, ils avaient déclaré que l’existence d’une telle créature était impossible étant donné qu’il dérogait aux règles naturelles et étaient retournés vaquer à leurs occupations.

Ce qui occasionna, vous vous en doutez, un face-palm généralisé, celui de Dieu provoquant malheureusement un tempête solaire qui eut elle même pour effet un certain nombre d’accidents et des centaines de milliers de morts. « Oups », dit Dieu, enfin selon les journalistes présents à ce moment auprès du Divin Vioque.

Le pauvre démon s’égosilla en vain, déclarant qu’il allait détruire l’espèce et prendre le contrôle de l’univers, tous l’ignorèrent superbement, avec d’autant plus de facilité qu’il avait naturellement une voix de fausset à faire rougir un chanteur pour ces demoiselles et damoiseaux prépubères, et qu’il avait déjà du mal à prendre le contrôle de ses propres membres.

Alors, au désespoir, le démon tenta de faire ce qu’on lui avait appris à faire face à un humain récalcitrant (ou non selon le caractère du démon ): le posséder. Mais la chose n’était pas si simple.

Il tenta d‘abord sur un roi, mais il ne savait pas gouverné, enchaîna bourdes après bourdes, et finit par se faire guillotiner, comme ça, par accident, sans même réaliser ce qu’il se passait. Alors, il décida ne ne pas retenter la chose pour un bon bout de temps, nan mais ho, il voulait bien faire des efforts, mais la guillotine c’était un peu beaucoup quand même il ne fallait pas exagérer.

Le bon bout temps en question fut une pose de quelques siècles pendant lesquels le démon s’ennuya mortellement, mais le reste des créatures de l’univers dansa la zumba de soulagement. Il décida donc finalement de retenter sa chance, au grand désespoir de Lucifer, qui sentait que son sang allait encore le déshonorer. Il avait une réputation à tenir, tout de même, et ce n’était pas ce rejeton là qui allait l’y aider.

Il faut savoir que tout ces échec n’avaient en aucun cas entamés l’assurance du démon, pour lui leur seule explication était la qualité divine de l’homme, et l’incompétence de ses instructeurs en matière de Possession (aucune de ces deux affirmations n’étaient évidemment vrai, les humains étant des bactérie évoluées et ses maître d’école tout à fait compétents). Ce que, évidemment, Dieu avait toujours nié, expliquant qu’il n’y était pour rien et qu’il se déchargeait de toute responsabilité concernant ces humains décidément incompréhensibles, et déclarant qu’il avait envoyé ses meilleurs sujets en enfer (les voies du Seigneur sont impénétrables, ne cherchez pas la logique), qu’il ne s’était pas moqué du monde, enfin si un peu, mais pas sur ce plan là, de la qualité prémium, Messieurs Dames.

Il s’était donc glissé dans une ruelle et avait attaqué…

Une petite fille.

Oui les démons n’ont aucune décence. Enfin celui-là tout particulièrement.

Seulement les humains ne se laissent pas marcher sur les pieds _ou plutôt sur leurs âmes_ si facilement.

Revenons donc au moment où il s’approche de cette enfant. Je vous prie d’ailleurs de noter le suspense insoutenable de ce chapitre, et la qualité surhumaine de mes capacités de conteur. Je suis en train de rater le goûter pour vous tout de même. En plus, il y a des crêpes. Quel sacrifice! Je me sent martyr tout à coup.

Il entre donc dans l’esprit de la jeune fille. C’est un processus très douloureux. Il a mal, elle a mal, il le sent, il s’en fiche, premièrement parce que c’est un démon, et secondement parce qu’il n’a probablement pas assez de neurones actifs pour prendre cette donnée en compte en plus du reste. Il lui faut trouver le tableau de commande. Il y arrive enfin, et bon sang qui sont ces jeunes garçons accrochés sur tout les murs?

Il tire un fil, le genoux se soulève. Bien. Puis, il en tire un autre, qui provoque un mouvement peu naturel de la tête de la jeune fille. Eh merde, pense-t-il. Il tente d’autre fils, mais rien n’y fait, il n’arrive pas à se lever, il tombe, se contorsionne, fait des cabrioles dont même les démons des films d’exorcisme lui enviraient (car en effet tout ces films sont vrai, c’est bien connu. Ha et si vous vous posez la question, Obama est vraiment un lézard géant venu de l’espace. Mais de rien.). Il soupire.

Le corps de la jeune fille se met donc à ramper sur les pavés, comme une chenille, de la manière la plus ridicule et la moins honorifique qui soit, se traînant dans les flaques d’eau jusqu’à l’endroit où elle habitait. Son maquillage avait coulé si bien qu’on ne reconnaissait presque plus son visage, et le Démon avait décidément du mal à contrôler sa glande salivaire. Un gros escargot, oui c’est cela.

Le corps de la jeune fille leva donc mollement le bras et atteignit la poignée du bout des doigts. La tentative d’ouverture de cette porte fut le plus grand et humiliant échec qu’il ait jamais vécu, enfin de son point de vue. Nous remercierons donc le lecteur de ne pas le répéter. Il ne faut pas attaquer les… choses déjà à terre.

Il rampa par terre, posant ses bras et jambes où il le pouvait, et poussant en avant. Par chance pour lui, l’appartement de la jeune fille était au rez-de-chaussée et n’avait pas d’escaliers. Les escaliers étaient son pire ennemi depuis le célèbre accident de 1338, où, trébuchant dans l’un deux, il avait poussé dans les feux de l’enfer la belle qui lui était promise, qui le fut bien moins après un petit séjour dans la lave. Mais la vrai question était: qui avait étét assez désespéré et aveugle pour lui promettre un être humain, ou un animal, ou même un vase en porcelaine, car il est bien connu que toutes ces choses ont une âme de même importance et qu’il faut en prendre un soin tout de même.

Une fois arrivé dans la chambre de la jeune fille, il poussa la porte d’un coup de pieds et resta par terre, essoufflé.

Mais…?

Oh non, elle est réveillée.

Qu’est-ce que…

Et elle va pas aimer ça…

Elle t’entends, sale…

Hey, c’est pas de ma faute! J’ai pris une douche ce matin, contrairement à certaines.

Aidez-moi.

A qui tu parles?

Au lecteur.

C’est pas bien de briser le quatrième mur comme ça tu sais.

C’est pas bien de donner des envies suicidaire aux gens avec des balgue aussi mauvaises. Et le quatrième mur c’est au cinéma. Et puis t’es qui?

Oh mais c’est qu’elle me prends de haut. Tu vas voir!

Non att…

Il balance le bras et se frappe au visage (je désespère parfois).

Il pousse un petit gémissement de douleur.

Mais tu es bête ou quoi?

Une bête plus précisément.

Ils levèrent les yeux au ciel

Attend c’est toi qui viens de faire ça?

Heu… oui.

D’où t’as un contrôle sur ton corps là maintenant toute suite?

Bah heu…

Silence! Va dans le fond du cerveau, fillette!

Alors déjà je suis presque adulte, et en plus je t’ai pas demandé de me posséder.

Bah personne ne s’en rendra compte, c’est pas comme si ta vie était hyper intéressante juste là.

Elle se mit à bouder, le laissant seul.

Il réfléchit. Enfin il essaye, parce que réfléchir n’est vraiment pas son fort. Je crois même que de la fumée sort de ses oreilles. Attendez, je prends mes lunettes. Oui, c’est bien de la fumée, et je peut même vous dire qu’elle a une légère couleur jaunâtre. C’est…répugnant.

Le véritable question est: Mais est-ce qu’il est doué à quelque chose, ce pauvre être? Et si non, pourquoi diable est-ce que je raconte son histoire? (Haha, vous avez vu la blague, je suis drôle n’est-ce pas? Quoi, je l’ai déjà faite dans le premier chapitre? Vous n’avez aucune preuve. Chut.)

La réponse se situe dans la chasse des hérissons albinos dans les steppes de la Mongolie orientale. Bonne chance, et salut, j’ai aqua-poney et je suis en retard. Oui, j’ai aqua-poney. C’est une activité très ludique, vous savez. Ça permet de bien se garder en forme. Mon beau-père ne faisais pas beaucoup de sport, et quand in est rentré à la maison, ma grand-tante l’a mis immédiatement au régime, c’est que ça m’était sa santé en danger, au pauvre homme. C’est un gêne qui court dans la famille, ou on est fins comme des brindilles (il n’y a qu’à voir les peintures de moi quand j’étais encore au pays), ou on fini par jouer des monstre dans GostBuster. Quoi vous-vous en fichez? Bon d’accord d’accord, j’y vais c’est bon j’ai compris.