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Ascendieu -LIVRE I- chapitre 2

Ascendieu, chapitre II

 

 

 Que la panne soit, et la panne fut. (canards et chapeaux mexicains) comment cuisiner son monde ajoutez du beurre mettez au four et quoi non je suis pas en train de faire ma recette de cuisine dans le titre mais ME VIREZ PAS J’AI PAS FINI et ajoutEEZ DU SEL PENDANT QUE ÇA CUIT SALUT À PLUS POUR ma RECETTE DE CUPCAKES

 

Lorsque les portes de L’Ascenseur s’ouvrirent, il eut l’impression d’entendre des chants d’église, pendant un instant, mais il se rendit vite compte qu’il s’était trompé, et que la petite musique ridicule commune à toutes les machines se jouait bien tranquillement.

Il fit un pas en avant, et pénétra  dans l’Ascendieu (en toute amitié, bien sûr).

Le voyage se passa sans anicroche, sinon qu’il avait encore une fois l’impression que la caméra fixait le tableau de commande, ce qui faisait rougir ce dernier. Il secoua la tête pour effacer cette idée absurde de son esprit. Il voulut appuyer sur le bouton menant à l’étage supérieur, mais ledit bouton semblait si rouge qu’il n’osa pas le toucher. Alors, il décida de monter à l’étage au dessus, il prendrait les escaliers pour redescendre. Dans un silence étrange pour un Ascenseur de cet âge, la Machine se mit en marche.

Il ressortit les bras ballants. L’immeuble était plutôt haut, ses cheveux, courts, avaient eu le temps de sécher durant la montée. Il chercha des yeux le panneau des escaliers, mais avant que son regard ait pu s’acheminer jusqu’à la porte, il s’arrêta devant la silhouette frêle et voûtée d’un homme. Il était… ma foi à la fleur de l’âge (HUM !) enfin disons qu’il conservait très bien les traces d’une beauté passée. Ses yeux, aussi argentés que sa chevelure, scintillaient dans le clair-obscur ambiant. Il était habillé d’un costume trois pièces élégant, quoiqu’un peu passé, et tenait à la main une canne sculptée avec un raffinement et une délicatesse introuvables de nos jours.

Il croisa le regard d’Hector, lui sourit. Hector, sans en avoir conscience, eut un sourire parfaitement niais et un regard langoureux qui aurait fait perdre connaissance à un collet monté émotif. Par la même occasion, il en profita pour devenir aussi rouge que le bouton d’Ascenceur qu’il avait refusé de toucher.

-Diantre, bonjour à vous. Ma foi, sans vouloir paraître trivial, vous possédez un charme inouï !, furent les premiers mots qu’Hector entendit au sein de l’immeuble d’Ascendieu.

-Bonjour, fut celui qu’il prononça.

-Quel est le nom que l’on donne à votre si agréable personne ?

-Hector.

-Hector…, soupira Alfred (car oui le monsieur s’appelait Alfred). Hector… Oh Hector…

-Et vous, comment vous vous appelez ? Et vous êtes qui en fait? Vous habitez là? Vous avez entendu ce bruit?

-Je me prénomme Alfred, pour vous servir monsieur Hector. Je suis absolument ravi de faire votre connaissance.

-Moi aussi. Franchement, t’es joli.

-Seigneur !

 

L’Ascenseur émit un léger bruit auquel il ne prêta pas attention, tout à sa fougue enflammée.

-Quel parler charmant ! Quelle rencontre enchanteresse ai-je fait aujourd’hui ! Quelle perfection !

-Bah merci c’est gentil.

-Où résidez-vous, si ce n’est pas indélicat de ma part ?

-Bah je viens d’emménager, répondit Hector. Deux étages en dessous, l’appartement 22, en face de l’Ascenceur. Et vous… toi ?

-Oh, pour ma part, juste ici. Mais cessons de parler de moi, voulez vous ? Chaque seconde que je passe sans parler de vous me déchire !

-Ah ouais. T’es comme ça toi.

-Votre propos est si charmant… Cela ne vous dérange pas, j’espère ?

-Non mais je veux pas que tu te déchires hein alors ça me dérange pas.

-Et gentil, avec ça ! Altruiste, oh altruiste ! Je l’ai su au premier regard…

-Ouais je sais on me le dit parfois, dit Hector avec une satisfaction qu’il essayait de dissimuler. Je vais peut être y aller….

-Y aller ? Rentrer dans ce sanctuaire ??? Jamais je n’oserais me permettre une telle diffamation ! Me séparer de vous ainsi, alors que ma journée viens juste de s’illuminer par votre présence !

-Je dois…

-Je n’en doute pas… oh certes non… mais enfin, me feriez vous le plaisir de vouloir entrer ?

Hector rougit comme une jouvencelle en fleur, et acquiesça. Si vous voulez tenter de comprendre ses sentiments à cet instant précis, imaginez-vous être une fangirl devant votre idole. Mais une fangirl bien élevée, non atteinte d’hystérie boutonneuse, avec une soixantaine de kilos et un vingtaine d’années de plus. Et de la testostérone. Ouui en fait ça n’a rien à voir avec une fangirl, mais comprenez mon idée je vous en prie. Déjà que ma femme m’a quitté hier, n’en rajoutez pas. Bande de monstres. ON ÉTAIT MARIÉS DEPUIS CINQ ANS. CINQ ANS C’EST DU TEMPS DANS UNE VIE non désolé patron me virez pas

 

*TOU DOU DOUUUU*

Le staff vous informe que le narrateur a été viré, il est donc remplacé par un narrateur à peu près identique, parce que.

Il entra donc dans l’appartement. C’était un endroit vaste, entièrement meublé par divers je peux pas dire meuble ça fait répétition comprenez moooooi ! Arrrrghhhh….

 

*TOU DOU DOUUUUUU*

Le staff vous informe que dû à la dépression du nouveau narrateur, l’ancien est remis en place. Vous ne verrez bien sûr aucune différence, ce qui justifie évidemment notre intervention. mouahahah on aime parler pour ne rien dire (on voulait faire de la politique vous comprenez)

 

Il entra donc dans l’appartement. C’était un endroit vaste, meublé par moult antiquités qui avaient su conserver leur splendeur d’antan (tout comme l’habitant des lieux. Pardon). Hector admirait les tableaux, faisant mine en bon citoyen lambda de s’intéresser à la profondeur de leur signification inexistante pour impressionner son hôte/idole déjà subjugué. Il était absolument émerveillé et ne savait pas comment il avait pu conclure aussi rapidement avec un mec aussi génial. Il n’était pas aussi entreprenant d’habitude, même après avoir bu. Non pas qu’il boive beaucoup. Sauf du thé. Mais ça compte pas le thé, le principe c’est d’être taré avant de l’avoir bu, pas après. Il lissa du talon le tapis légèrement plié, soudain intimidé.

Le dandy le fixait, avec un demi sourire au visage. Hector lui donnait l’impression d’un de ces enfants honteux d’avoir été surpris à courir après un papillon. Il s’assit avec grâce dans l’un des fauteuils de bois sculpté et indiqua d’un simple geste celui qui lui faisait face à son invité. Hector s’assit sans attendre, comme s’il n’avait été qu’une marionnette aux doigts de son hôte (ceci dit sans humour graveleux, évidemment (pour qui nous prenez-vous (nous sommes des gens civilisés))).

-Souhaitez vous du thé, Hector?

-Volontiers monsieur…

-Appelez-moi Alfred, mon ami, pas de pédanterie entre nous. Alors comme ça vous êtes nouveau par ici ?

-Oui… enfin, je viens juste de m’installer.

-Et quel bon vent a pu vous mener jusqu’à cet immeuble, très cher ?

-Pas un vent, disons plutôt un inspecteur des impôts. Et un banquier. Et une ex-femme.

-Seigneur, il est vrai que ce genre de parasites pullulent en cette période, murmure Alfred en secouant la tête d’un air navré.

Il se leva et partit d’un pas léger vers la cuisine toute équipée en bois de noyer (achetée chez un antiquaire tellement hors de prix que l’on devait payer pour avoir le droit de toucher la porte pour entrer), et commença à préparer un thé. Dès qu’il ouvrit le paquet, une odeur de fleur juste éclose se répandit dans tout l’appartement, enivrant le jeune homme qui n’en demandait pas tant.

-Ainsi, dit Alfred en revenant, vous êtes un genre de… comment dit-on… rescapé ? Réfugié ? Cela ne me revient pas… Oh, un survivant, en somme.

Le jeune homme était parti dans un autre monde et sursauta en entendant la voix d’Alfred à quelques centimètres seulement de lui.

-Oh heu, je n’en dirait pas tant…

-Ne soyez pas si modeste. Je suis sûr que vous avez dû affronter d’effroyables épreuves avant d’arriver ici.

Il avait prononcé ces mots presque en murmurant, avec une voix aussi suave que l’odeur qui flottait autour de lui. Il s’assit de manière féline, juste à côté d’Hector, cette fois-ci.

Ce dernier sentit son coeur s’emballer comme un solo de batterie d’un jeune prépubère certain de pécho la fille du premier rang, celle qui le regarde sans vraiment d’intérêt, maquillée comme un camion volé à 12 ans, vous voyez l’idée. Ou comme le rythme des tirs d’un sulfateuse bien huilée. J’aime les sulfateuses. Bref. Il ne savait ni que dire ni que faire, il restait simplement immobile, ce qui semblait parfaitement convenir à son hôte. Et surtout, il se concentrait, croisait les jambes et cherchait dans sa tête toutes les excuses possibles pour ne pas se lever, et éviter ainsi un moment gênant. Alfred se leva de nouveau pour aller chercher les tasses prêtes, ainsi que son assortiment de gâteaux, qu’il gardait toujours en cas d’invités impromptus. Et il y en avait très régulièrement, souvent de son fait, car la plus grande passion d’Albert, après l’opulence, était d’inviter les voisins qu’il croisait dans le couloir à prendre le thé, quelle que soit l’heure. Mais il devait avouer que ce voisin là lui faisait un effet étrange. Il lui semblait se voir lui même, en plus jeune, encore perdu et dégingandé, cherchant une place et buvant du thé dans son bain. Et il ne savait pas à quel point il avait raison

Mouahahaha. Pardon.

Hector profita de ce moment de répit pour se calmer un peu, et il vit revenir son hôte chargé des gâteaux et du thé avec un plaisir non dissimulé. Il se leva finalement et lui tourna le dos, feignant observer la rue par la fenêtre de la pièce, pour cacher sa gêne.

-Quelque chose ne va pas ?, s’inquiéta Alfred derrière lui.

Bernique… et si son invité n’aimait pas les gâteaux ???

*cliffhanger*

La suite au prochain épisode…

*Non en fait flemme allez on continue sinon on va encore nous dire que c’est trop court et on aura pas notre salaire, genre on est payés.*

Hector paniqua, il sentait à la voix d’Alfred que ce dernier était inquiet, il devait vite le rassurer. Il fit volte-face et, dans sa précipitation, trébucha sur un des innombrables plis du tapis.

Alfred s’élança tel un garde du corps zélé se sacrifiant au ralenti pour un président sur une musique dramatique. Sauf que lui aussi trébucha sur un pli. Y avait beaucoup de plis sur le tapis. Il passait pas souvent l’aspirateur le Bebert.

La scène qui suivit devrait pouvoir contenter sur des générations les fans de yaoi et autres shippeurs professionnels (vous êtes des tarés sur internet hein des fois même moi j’ai honte de ce que je lis (c’est dire (oui je le lis quand même (cessez de me juger (c’est quand même sacrément bien écrit foutrebleu))))).

Ils se regardèrent un instant, Alfred étant malencontreusement tombé (de manière très digne) sur le jeune Hector, qui avait le souffle coupé, moins à cause de la chose que pour éviter à son corps des réactions inappropriées, même si leur position en elle-même était vachement inappropriée en soi. Leurs visages n’étaient qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, et il pouvait voir les paillettes d’or dans les yeux acier du dandy. Après un moment d’hésitation (de mise), ce dernier rapprocha lentement son visage de celui de son compagnon. Hector cilla, décontenancé, quand Alfred posa ses lèvres sur les siennes.

WOUHOOOOOU *explosion de champagne chez les stagiaires*

VOS GUEULES ON FAIT UN TRUC ROMANTIQUE MERDE.

     Pardon.

     PTAIN les jeunes j’vous jure *le rédacteur reprend donc l’histoire, un cigare entre les dents et un air bougon sur sa figure jaunie par le tabac*

Leur baiser dura un certain temps. Leur thé était encore tiède quand ils se séparèrent.

Un grondement fit soudain trembler jusqu’aux murs de l’appartement. Alfred se releva brusquement. Il connaissait bien l’immeuble, même si les voies de l’Ascenceur sont impénétrables (c’est bien les seules), il savait reconnaître lorsque ce dernier se mettait en colère. Il remit sa cravate d’un mouvement brusque et très chic et interrogea Hector du regard, qui non seulement ne savait rien mais en plus n’était pas plus en mesure de parler qu’auparavant.

Il partit dans la salle de bain se mettre un coup d’eau sur la figure, lorsqu’un morceau de papier arriva de la fenêtre fermée et le frappa à l’épaule. Il l’ouvrit et le lit.

 

C ton fiss wsh arete tes conerrie bro c pas b1

_G zu

 

 

Alfred chancela de surprise.

Il vit dans le miroir qu’on homme le regardait fixement. Il le reconnut immédiatement, alors il se précipita dans le salon, et avoua tout à Hector, d’une seule traite, sans le regarder dans les yeux, sans expliquer ce soudain revirement ni même d’où il tenait cette information.

-Hector… je suis ton père.

-NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON

Comme tout les héros qui se respectent, Hector était évidemment orphelin. Le choc lui fit perdre un bras (oui juste le choc qui êtes vous pour le juger), et il s’enfuit, ouvrit la porte et sortit de l’appartement. Il se précipita sur l’Ascenceur et appuya frénétiquement sur le bouton. Mais il ne vint pas.

-Il est en panne aujourd’hui, fils.

*Musique de jumpscare pourri*

Hector sursauta et se retourna brusquement. Un homme qu’une cinquantaine d’année se tenait devant lui. Il avait le visage banal et portait un bouc étonnamment fourni. Il le reconnut sans même que l’on le lui ait présenté auparavant: le réparateur.

Il ignorait que c’était le même homme que son père avait vu dans le miroir.

Sans même prendre le temps de lui répondre, il s’esquiva et partit en dévalant les escaliers. Et il mourut.

Le lendemain, un petit post it était posé sur la plaque à l’entrée des escaliers. Dessus, quelqu’un avait noté d’une écriture fine et élégante :

Je suis Hector

Quelques fleurs avaient été posées sur le seuil de la porte. Les deux grooms, qui avaient retiré leurs tenues de vikings, pleuraient à chaudes larmes devant cette étrange tombe, et faisaient des doigts à chaque personne qui voulait monter par l’ascenceur avec eux. Ascendieu avait cette semaine là décidé de prendre son week-end. Oui c’est dieu, il prend des week-ends de semaines entières si il veut, oh nan mais dis donc.

 

Dans une petite pièce plongée dans le noir, un homme observait des écrans qui retransmettaient les images des caméras de surveillances. Ses yeux bleus s’agitaient frénétiquement. L’une des caméras fixait toujours obstinément le panneau de commande, et particulièrement le bouton rouge.

-Mais qu’est-ce que c’est l’histoire ?, marmonna-t-il dans sa barbe (littéralement (il portait réellement la barbe (ça lui donnait du sex appeal selon les voisins))). Mais qu’est-ce que l’histoire, mais pourquoi nous le demandons nous? Est-ce une nécessité ? Est-ce que l’histoire nous guide, ou sommes-nous les traceurs de l’histoire ?

Personne n’était là pour lui répondre alors il monologua longtemps en s’interrompant de temps à autres pour s’hydrater avec un bon vieux café (car cet homme était définitivement un partisan du breuvage sombre et dégoûtant, bien qu’il se demanda souvent le sens de café et son rapport métaphysique avec le sens de la vie et le secret du bonheur chez les classes défavorisés d’une société mondialisée en quête de consommation exponentielle).

Il soupira, regarda avec attention un homme inconnu se gaméler dans les escaliers, et se resservit une tasse de café et quelques interrogations supplémentaires.

Ascendieu -LIVRE I- chapitre 1

ASCENDIEU, CHAPITRE I

Hector, Ô Hector

Au début, il n’y avait rien. Puis, Il se créa de lui même, par sa propre force et sa propre volonté. Il était le maître de l’univers, Il était le Dieu unique, omniscient, Omnipotent, celui qui monte et qui descend.

L’Ascenseur.

Un Ascenseur pour les gouverner tous, et dans les ténèbres les lier. Nan, on plaisante, en vrai il a eu la flemme.

Au Premier jour, il sépara le haut du bas selon sa volonté, puis inventa les boutons, et les câbles électriques.
Au second jour, il créa la musique d’ascenseur, parce qu’il s’ennuyait.
Le troisième jour, il créa les néons moches qui cassent une fois sur deux.
Le quatrième jour, il créa les miroirs sales pour combler le narcissisme de ses sujets.
Le cinquième jour, il créa l’escalier.
Le sixième il mit des trucs autour de lui-même.
Le septième, enfin, jour béni entre tous, il inventa la panne. Et tomba en panne. Parce que faut pas déconner, Il avait bien bossé le Luron. Et puis c’était dimanche. Ensuite, il partit se boire un café. On dit qu’il ne se présenta même pas dans certains immeubles. Par Sainte flemmardise. Certains racontent qu’il créa la grève, le syndicalisme et le professorat du même coup, mais ces légendes restent encore aujourd’hui invérifiables.

Bref. Tout était là, chaque élément présent pour instaurer le monde selon Sa volonté.

Il s’installa à tout hasard dans un de ces immeubles parisiens qui reçoivent des cliques de gens lambdas. Voici son histoire.

(Générique de New-york police judiciaire)
Le 27 octobre 2015, un jeune homme du nom de…
L’équipe s’excuse pour cet oubli. Stagiaire ? STAGIAIRE ! oui vous là-bas avec la robe moche ! Oui voilà, le nom du gus. Hélène? mais c’est un homme dedieu, vous ne voyez pas qu’il a une… barbe ? Ha, Hector ? oui voilà.
Donc, du nom d’Hector. Halala ces stagiaires payés à rien faire, c’est honteux. TU ES AU COURANT QUE C’EST NOS IMPÔTS?

Pardon. Donc :
Un jeune homme du nom d’Hector arriva donc en ce 27 octobre dans l’immeuble qui allait changer sa vie (et sa mort techniquement (oui on vous spoil (qui êtes-vous pour nous juger (on est comme ça nous (d’ailleurs que faites vous chez moi (REMETTEZ CETTE BD À SA PLACE DE SUITE OU J’APPELLE LA POLICE)))))).

Mais pour le moment il était pas mort vu qu’il entrait dans l’immeuble. Il allait s’installer dans au second étage, troisième porte à gauche, en face du mec qui avait un renard (ah, le mec qui avait un renard… toute une histoire celui-là), mais si vous savez la porte marron (on dit qu’elle à été blanche un jour, mais ce sont encore une fois des légendes invérifiables). On ne sait pas vraiment d’où vient Hector (à vrai dire on s’en bat les courgettes) mais on sait en tout cas que ça devait pas avoir marché fort pour qu’il se retrouve là. Et que ça n’allait pas aller mieux, vu qu’il était là.

Car l’immeuble, qui accueillait en son sein Ascendieu himself, n’était pas vraiment lambda, contrairement à ses habitants.

Et encore.

Ça me rappelle cette histoire que la soeur de la belle-mère de mon cousin au troisième degré -celui qui a une jambe de bois- m’avait raconté. Un jour, qu’elle sortait au marché, un samedi après-midi je crois…
QUOI ARRÊTER DE RACONTER MA VIE JE RACONTE MA VIE SI JE VEUX ha oui pardon monsieur me virez pas s’il vous plaît.
Oui donc non l’immeuble n’était pas lambda. Y avait qu’à voir les lambris, ils étaient en frêne. En FRÊNE. Nan mais franchement. Il se gêne pas, l’Ascendieu. En même temps, Il est Dieu, donc bon. Bref. Voilà. Hein.
Hector tomba bien. Le jour où il se rendit dans l’Ascendieu pour la première fois, c’était un mardi. Le mardi était l’un des seuls jours normaux de l’immeuble. Enfin si on peut appeler ça normal : deux hommes, le visage à moitié recouvert par des casques à corne d’un style viking, avec d’ailleurs une fort jolie fourrure très tendance cet hiver sur le bord, et habillés en grooms, l’attendaient devant l’ascenseur. Le premier prit ses affaires, le second lui indiqua l’ascenseur. Il entra, donc, et ne marqua aucune surprise devant ses deux hôtes. L’état de choc, sans doute.

Il appuya sur le bouton 2. Attendit. Se regarda dans la glace. S’éclata un bouton blanc qu’il avait sur le menton. Fit un sourire de beau gosse à son reflet.

Un petit bruit métallique le fit sursauter. Il observa tout autour de lui, puis leva finalement la tête. Il y avait une caméra, comme dans la plupart des immeubles, mais celle-ci était étrangement pointée sur le… tableau de commande ? dont l’un des boutons vira étrangement au rouge. Il assumait pas trop d’avoir éclaté un chtar sous l’oeil d’une caméra alors il évita de demander à ses voisins par la suite de quoi il en retournait.

Lorsque les portes se rouvrirent, il se sentit soulagé d’être sorti jusqu’à tomber nez à nez avec le groom qui avait ses valises. Il les lui tendit. Hector le remercia, et le groom se rendit dans l’Ascendieu. Hector songea qu’il n’aimait pas vraiment prendre l’ascenseur. Les grooms étaient stylés, mais la caméra pointée sur le tableau de commandes l’avait mis très mal à l’aise. Et visiblement, le tableau de commande aussi était mal à l’aise. Il envisagea pour son prochain voyage dans le curieux immeuble de prendre l’escalier. FATALE ERREUR MOUAHAHAHAHA (la co-auteure s’excuse pour ce rire diabolique sorti du fond des âges).

Il s’installa pépère dans son nouvel appartement, colla ses affiches, mit son tapis en peau d’ours, une chaîne random sur la télé et un morceau bien dégueulasse dans ses oreilles et se fit couler un bain. Il se prépara aussi un petit thé (parce que QU’EST-CE QU’UN BON HÉROS MODERNE SANS SON THÉ NESSEPAS MA BONNE GERALDINE ? (je tiens à préciser que Géraldine acquiesce avec émotion). Il était posey quoi.

Alors qu’il pensait à la belle vie qu’il allait mener, sirotant noblement son thé tel un bonhomme dans son bain brûlant tout à fait random (tandis que ses orteils tournaient les pages de son journal), un vrombissement vraisemblablement sorti tout droit des enfers les plus obscurs et les plus terribles, là où même le grand Chtulhu n’ose pas aller, (d’une violence inouïe pour ceux qui n’auraient pas compris) vint le troller dans cette recherche d’espoir, faisant trembler sol, plafond, tasse, et secouant le thé d’une manière tout à fait honteuse et stéréotypée. Il se redressa et chercha l’origine du bruit. Tâche ardue : ça résonnait. Difficile de déterminer d’où ça venait. Il dut sortir du bain, se sécher, s’habiller, et sortir en se contraignant à ne pas tremper l’intégralité de son appartement, quoique certains murs dégoulinaient naturellement de choses et d’autres, dont aucune personne censée et saine d’esprit n’aurait voulu connaître la provenance. Il faudrait qu’il envoie une lettre au gérant de l’immeuble, un de ces jours. Pour peu qu’il y en ait un.

Il sortit donc de l’appartement, ses cheveux humides lui chatouillant la nuque et les épaules. Le bruit continuait, mais Hector parvenait mieux à déterminer d’où il provenait. L’étage du dessus.

L’étage était pourtant, des dires du type louche qui lui avait vendu l’appartement, inhabité.

Pour y monter, il dû évidemment prendre l’ascenseur.

Ce qu’il n’avait pas, mais alors pas du tout, envie de faire.

Ses pas le conduisirent, de ce fait et très naturellement, vers la porte de l’escalier. Alors que sa main s’avançait vers la poignée, il entendit un “NOOOOOON !”. Mais attention, pas n’importe quel “NOOOOOON !”. Pas un de ces “NOOOOOON !” dramatiques qu’on entend dans les films, alors qu’un personnage meure, ou fake sa mort, ou révèle son lien familial avec le protagoniste . Ce “NOOOOOON !”-là venait d’une petite voix chevrotante de vieille dame. Ça venait du tout dernier étage. Hector leva un sourcil interrogateur, puis reçut un caillou entouré d’un morceau de papier froissé sur la tête. Mais étrangement, ce caillou semblait auréolé d’une lumière, alors qu’il n’y avait aucune fenêtre dans ce couloir. Ni aucun lieu duquel on aurait pu lancer le projectile. Son premier réflexe fut de détacher le papier du caillou pour lire ce qu’il y avait marqué :
Wsh si tu prent lé eskalié té mor bro

G zu

Ce mot, d’une poésie et d’une syntaxe parfaites et exquises, l’interpella. Il revint sur sa décision et, choisissant à la place d’écouter les conseils d’un bout de papier random sur un caillou random, L’appela pour la seconde fois de son existence. Il vint à lui.