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Ascendieu- LIVRE I- Chapitre 4

ASCENDIEU, CHAPITRE IV : Respect et tartes aux pommes

 

Frédéric rentra chez lui quelque peu décontenancé de sa rencontre avec… un peu tout le monde en fait. Il s’assit sur son canapé, mangea une cigarette puis fuma un boeuf bourguignon, tout en buvant une substance qui était licite, ce pour la simple et bonne raison que personne n’avait jamais eu à l’idée qu’on puisse boire une telle mixture hormis pour se suicider. Mais il semblerait que cet être navrant ne pourrait jamais aller en enfer auquel il appartenait. Satan s’interdisait d’accueillir un tel fiasco.

C’est alors que dans un rayon lumineux suivi d’un coeur de jeunes femmes et de colombes qui s’écrasèrent sur les vitres de ses fenêtres, il eut une illumination.

Il y avait un docteur, au premier étage de l’Immeuble.

Et le seul moyen de l’atteindre était de prendre l’ascenseur.

Il lui suffisait donc de se blesser au rez-de-chaussée.

Pour ceux d’entre vous qui commenceraient déjà à voir la faille du plan de Mr Gouniafié (même si à ce point c’est plus un trou noir qu’une faille), nous vous prierons de laisser les professionnels faire leur travail en bons français, c’est-à-dire faire la grève, s’indigner sur à peu près tout sauf sur leur hygiène et ne pas prévenir le personnage principal d’un tel fiasco. Y avait des merguez à la manif, merde quoi enfin. Leur sauce était fabuleuse.

Le lendemain, après une nuit aussi mouvementée que sa vie, qu’il passa  à fomenter ses plans en ricanant et se frottant les mains tel un acolyte de super méchant (mais si vous savez celui qui meurt au bout de dix minutes de film parce qu’il est retourné dans la tour rechercher l’argent, le con. Du coup à cause de lui le méchant doit se démerder tout seul (bon en l’occurrence y a pas de vrai méchant pour rattraper ses nullités et il meurt pas donc bon hein oh hé ih)), Gouniafié décida de mettre son plan, qui n’avait pas évolué d’un parsec, en action.

Il se rendit donc devant l’immeuble, et alla voir son nouvel ami, le magicien Marcoius. Il s’avança vers lui avec le visage le moins dégoûté possible étant donné que le magicien fouillait dans ses propres excréments, qui contenaient un taux incroyable de cailloux, à la recherche de son trésor perdu qu’il ne retrouvera jamais.

Gouniafié resta quelques secondes immobile, à contempler ce désastre, c’est dire vu que le jugement venait de Gouniafié, puis il prit une lente inspiration, remit sa cravate correctement, eut un regard droit et déterminé digne des plus grands shonens et fit un pas.

Ce pas était le cœur de son plan machiavélique.

Les corbeaux, qui s’étaient déjà tus devant le malaise de la veille, fermèrent encore leurs becs et contemplèrent, impressionnés par tant de gêne ambiante, ce petit homme trébucher et s’étaler sur les gravats retournés. Quoi que “trébucher et s’étaler”, c’est faire un bien grand euphémisme à ses talents d’acteurs, étant donné qu’un enfant de cinq ans faisant le mort après s’être pris un balle en caoutchouc aurait été plus crédible.

Les corbeaux décidèrent de ragequit, prévoyant le drame que cette performance absolument honteuse ferait inéluctablement advenir. Ils firent donc de magnifiques fliptables dignes des plus grandes compétitions avant de s’envoler avec un croassement indigné. Ou désespéré, allez savoir. Je ne parle pas le corbeau, moi. On me fait signe que c’est du racisme de corbeau que tout cela, mais bon ils nous volent notre travail, c’est….

Oui, bon bon. On me fait des doigts d’honneur et des signes vers la porte, je m’en vais donc raconter la suite de l’histoire.

Marcoius, tout à sa recherche, mit vingt bonnes minutes à remarquer le corps flasque et étendu de Frédéric, et encore, seulement parce que ce dernier s’était étalé sur ses cailloux préférés,Georgina et Luciferaptor.

La position était rudement inconfortable pour Frédéric, et ce principalement dû au fait que ce n’était plus de la terre sous les cailloux depuis des années, mais bel et bien les excréments du magicien. De toute façon il est nul en plus c’est un connard donc c’est bien fait pour lui na, de toute manière il écoute même pas 1D je suis sûre le boloss mdr.

 

*tou dou doooooou*

Le staff vous informe que l’adolescente qui s’est introduit dans notre bureau pendant qu’on faisait des doigts au narrateur a été éliminée efficacement et froidement, le tout sur un petit air de Jimmy Hendrix pour lui apprendre ce qu’est la musique 5 secondes avnt sa mort. L’histoire peut continuer.

*tou dou dooooooou*

 

Marcoius tenta de pousser Frédéric pour au moins récupérer Georgina, il avait galéré à la faire celle-là, mais voyant que ses bras maigres ne suffiraient pas à déplacer cette montagne de graisse, il alla crier rustine chez le docteur sa voisine… Ah bah merde ça marche pas. Il alla crier “Voisin !” au docteur son cher cousin. On invente des liens de parenté quand on veut dans notre histoire nous tu veux quoi toi. un jour on sortira un arbre généalogique votre cerveaul va fondre, même Game Of Thrones est plus moral et compréhensible que ce truc en scrèd.

Le docteur Pontidiscaffol sortit donc. C’était un homme extrêmement compétent (il n’avait redoublé sa première année que 12 fois et tué à peine trois quart de ses patients (une enquête est toujours en cours mais les commissaires en viennent vite à la conclusion qu’on homme si bête ne pouvait faire de mal à personne)), mais particulièrement quand il s’agissait de jouer de la flûte à corbeaux, domaine dans lequel il avait accumulé un certain nombre de doctorat. Il s’assit à côté de son patient, sortit une flûte et se mit à jouer un magnifique air de à la claire fontaine.

 

*Le staff a les larmes aux yeux devant tant de beauté.*

    *Le staff reste encore sous le charme.*

*Le staff se fait menacer par le directeur armé d’une ceinture, le staff se remet donc à écrire.*

 

Agressé de toutes parts et complètement insensible à la musique pour la simple et bonne raison qu’il était allongé dans la merde (il en avait même une coincée dans le nez (il mettra quelques semaines à s’en délivrer)), Gouniafié se relève et tenta de partir (ce qui vaudra au docteur Pontidiscaffol une place de chirurgien renommé et un article dans le journal local pour ce miracle), mais il fut vite arrêté par le magicien qui décidé de le garder sous surveillance. Notre cher Gouniafié dut donc le regarder manger des cailloux en plein air 12 heures durant avant de pouvoir rentrer chez lui.

Il passa la journée suivante assis à la table de sa cuisine, la tête entre les mains, dans une atmosphère en noir et blanc, à boire un verre de jus de pomme (vu que c’est en noir et blanc on peut confondre avec du whisky baleks on a pas le budget) qui s’auto-remplissait dès qu’il l’avait terminé, ce grâce au fait qu’il versait un peu de liquide de la bouteille vers son vers par la magie de la gravité, et à se lamenter sur son sort.

Il avait échoué.

Pour changer.

 

*le staff remarque que ça pourrait être le début d’une chanson*

*le staff envisage de sortir un album pour gagner de la thune et étendre sa popularité*

*le directeur armé d’une ceinture remet le staff à sa place*

*le staff commence à lire Marx en scrèd*

 

Il réfléchit donc à un autre plan. Il DEVAIT détruire le Syndicat Des Ascenseurs D’Immeubles Radicaux . Il en allait de la survie de l’humanité, la vraie, celle qui prenait les escaliers sans craintes, le dos droit et les talonnettes claquantes.

Gouniafié avait un lourd passé concernant les ascenseurs, qui expliquait sa haine profonde envers eux. Un peu du même genre que Freud et les fougères. Ça lui arrivait de l’évoquer en face d’eux d’ailleurs, à coups de “Vous savez très bien pourquoi je fais ça” “Je vous avais dit que vous me le paierez”. Paroles creuses, vu qu’il parlait à des machines. Les voisins de ses anciennes résidences avaient signé une pétition pour qu’il parte, le prenant pour un cinglé. Sa haine pour les ascenseurs n’a depuis fait que croître. cmb. Non monsieur le directeur me tapez pas.

 

*the staff is reading a revolutionnary book intensivly*

 

ACÉTILTOUTÉTANT que notre pauvre Gouniafié se trouvait bloqué, non seulement par les événement mais aussi par son manque d’intelligence. Alors il se dit qu’il était temps de consulter le Gardien. Car cela ne pouvait plus durer. A une époque, il aurait préféré mourir plutôt que de réquisitionner l’aide d’un allié, ou même d’un être fréquentant de près ou de loin ces vermines (donc une bonne grosse partie de la population mondiale) , mais s’il devait parvenir à ces extrémités, il le ferait. Pour l’humanité. Pour ses élèves inexistants. Pour… le respect, tout aussi présent que ses élèves.

Il se représenta donc devant l’immeuble, passa à côté du magicien sans baisser les yeux vers lui, hautain, et entra dans le hall. Il baissa les yeux devant les vikings à l’entrée de l’Ascenseur (faut pas déconner ils font peur les gars (120 kilos de muscles et de poils quand même)) et se dirigea vers la loge du gardien. Ce dernier était occupé à son activité préférée : déblatérer des trucs plus ou moins profonds et concrets en se resservant du café entre deux inspirations :

_ …mais la question qui reste de manière transcendantale, quel que soit l’angle sous lequel on pose le problème, c’est la cristallisation de savoir relatif et absolu dans le cadre de la réalisation quantique d’une tarte aux pommes. Car en effet, si la pomme pousse du pommier, le pommier pousse à partir de ses pépins, on est donc ici en face du problème de la poule ou de l’oeuf, qui me pousse à la réflexion : je me ferais bien une omelette là maintenant, cela pose un problème que nous pourrions tenter de résoudre en trois parties : thèse, antithèse et malàl’aise, sous le signe de la problématique suivante: si l’on considère qu’une pomme est infinie de par le rapprochement avec l’œuf, peut-on donc dire que la tarte aux pommes correspond à l’univers dans sa globalité cosmique ? Et quelles répercussions cet état de fait pourrait-il avoir sur les fonctionnements psychologiques, psychopathologiques et névrotiques qui caractérisent la dualité humaine? On en revient donc à cette réponse: si la tarte aux pommes est l’univers, admettons car c’est la solution la plus plausible pour l’instant, si l’on retire l’hypothèse qui explicite que nous sommes tous nous mêmes des morceaux de tarte aux pommes,  mais quel est donc l’ingrédient du respect ? Car il semble que ce problème soit le coeur qui permet de répondre à tout le reste….

_ … Mais oui c’est clair !

_Mais qu’est-ce qui est clair, qu’est-ce que le clair ? est-ce l’opposé du sombre, ou bien une notion en elle-même, indépendante de toute influence, et qui êtes vous ? Mais qu’est-ce que l’identité ?….

Gouniafié était bouche bée. Le Gardien, non, l’Oracle, était en train d’atteindre un point probablement jamais effleuré par les plus grands, ou même par les Vrais, ces gens dont il avait tant entendu parler. Il se tut pour le laisser s’exprimer, craignant qu’une intervention supplémentaire de sa part ne perde cette merveilleuse réflexion.

_ … car nous pouvons en effet considérer que dans la paradigme précédemment évoque, vous soyez un morceau de tarte aux pommes plus ou moins agressif, avec pour seul but de s’emboîter à d’autres parts de la tarte pour reformer le cercle originel. Et que ce cercle serait donc la réponse à la grande question, que tout humain censé s’est déjà posé au moins une fois dans sa vie: mais où est donc parti le respect?

 

    *les cerveaux de différents membres du staff et du narrateur commençant à fumer, nous ne pouvons vous retransmettre la suite du fameux monologue, qui révolutionna la philosophie quantique de la théorie de la tarte aux pommes*

 

Lorsqu’il sortit de cette pièce sombre qui sentait le tabac et le café froid, Gouniafié était persuadé d’une chose: pour réussir à faire tomber le Syndicat Des Ascenseurs D’Immeubles Radicaux, il devait se mettre à la recherche du respect. Il devait se tenir à cette quête quoi qu’il arrive.

Il rentra chez lui, pris un manteau, un sac à dos Pokémon™, une barre chocolatée et se mit en route vers de grandes aventures, compagnons, il est parti vers l’horizon.

Pendant ce temps, dans l’immeuble, le bruit de perceuse insupportable repris. Les deux voisins lambdas qui existent seulement pour refléter les réactions de tous les gens de l’immeuble échangèrent un regard las et s’en furent se retrancher dans leurs appartements respectifs. C’est qu’au quarante deuxième étage vivait Ned. Ned avait travaillé pendant des années dans divers chantiers de construction, tels que l’arche de Noé ou le Donut Géant de Melun. Aujourd’hui à la retraite, il avait décidé de mettre à profit son talent pour lui-même et de refaire enfin son appartement: mais il y avait un problème : son but n’était pas de finir les travaux mais bel et bien de les faire. Ainsi, lui qui possédait le plus bel et grand appartement de l’Immeuble, celui qu’Ascendieu avait façonné une demie journée entière (rien que ça), il l’avait transformé en chantier. Peu à peu il avait acheté un certain nombre d’outils, qu’il classait par ordre de décibels dégagées. Car son plus grand plaisir, après la sensation de la vibration des machines entre ses mains, était d’entendre le bruit assourdissant qu’elles émettaient, et de le faire partager à ceux qu’il aimait le plus: ses voisins. Car en effet, Ned était un homme d’amour et de compassion, comme le disait son amant, notre bien connu Alfred, qui se délectait de cette symphonie de parpaings et d’amour. Les voisins ne s’y étaient jamais habitués, bien que Ned soit là depuis toujours, mais ils n’avaient pas la délicatesse d’Alfred. Certains avaient bien réussi à mettre ce tintamarre à profit pour leurs propres activités quotidiennes, mais certains, comme le docteur Pontidiscaffol, étaient devenus les rivaux jurés du cher Ned, et s’appliquaient à rivaliser de sonorité avec lui, notamment grâce à des flûtes et des scies à os électriques pour notre cher docteur. Ce qui n’arrangeait en rien la situation de l’Immeuble, en fait.

En dehors d’Alfred qui entretenait sa relation avec Ned par le biais de ces ébats, la seule personne qui semblait réellement apprécier ces bruits était G ZU, et effet, sous l’effet des psychotropes, ils lui donnaient l’inspiration pour la poésie de ses messages.

Il (ou elle, le staff se refuse de déterminer le sexe d’un personnage aussi 42esque que G ZU) était d’ailleurs en train d’écrire un de ses messages. Grâce à un magnifique travelling de caméra de toute beauté par dessus son épaule, voiiiiilà, vous pourrez voir cher lecteur, ce magnifique cliffhanger amené si subtilement.

 

ON A ANCAUR FÉ DISSPARETR LE PAIRSO PRAINCIPÂLE VOU ZAITE BÉSAIS MDR

 

*Le staff était en train de fomenter une grève bien méritée après ces 3 heures de travail, le chapitre va se conclure ici.*

*Vive nos transitions. On les a mit dans le même dossier de recherche que les qualifications du docteur Pontidiscaffol, le respect et les élèves de Gouniafié.*

 

FIN